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Licence, cession ou apport de marque : ce qui change

Trois façons de faire circuler une marque, trois conséquences pour son titulaire et pour la société qui l'exploite. Dans les trois cas, l'opération reprend un montant fondé sur ce que vaut la marque : ValorUp l'établit selon la méthodologie ISO 10668.

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Quelle différence entre licence, cession et apport de marque ?

La licence autorise une autre personne, souvent la société du dirigeant, à exploiter la marque contre une redevance, sans lui en transférer la propriété. La cession transfère la propriété de la marque à un acquéreur, contre un prix. L'apport la transfère à une société, contre des parts ou des actions de cette société. Seule la licence laisse la marque à son titulaire.

Licence, cession ou apport de marque : ce qui change pour le titulaire
LicenceCessionApport en société
Ce que le titulaire gardeLa propriété de la marque. Il concède un droit d'usage, pour des produits, un territoire et une durée définis.Rien : la propriété passe à l'acquéreur, qui peut l'exploiter, la concéder ou la revendre.Des parts ou des actions de la société, en échange de la marque, qui devient la propriété de cette société.
Fiscalité de principeLa société déduit la redevance si elle rémunère un droit réel (BOFiP, BOI-BIC-CHG-40-20-10, § 10). Le concédant personne physique la déclare en bénéfices industriels et commerciaux (BOFiP, BOI-BNC-SECT-30-10-30, § 10).L'acquéreur ne déduit pas le prix : il paie un élément d'actif (BOFiP, BOI-BIC-CHG-40-20-10, § 10). Chez un cédant personne physique, les sommes tirées d'une marque commerciale relèvent des bénéfices industriels et commerciaux (BOFiP, BOI-BNC-SECT-30-10-30, § 10).L'apport d'un élément d'actif est une cession au sens fiscal : la plus-value éventuelle est imposable, en principe dès l'apport (BOFiP, BOI-BIC-PVMV-10-10-20, § 100 et 190). La société inscrit la marque à son actif et n'en verse aucune redevance.
UsagesExploitation de la marque du dirigeant par sa société, licence à un partenaire, réseau de franchise.Vente de la marque seule, cession de l'entreprise, réorganisation d'un groupe.Constitution ou augmentation de capital, regroupement des actifs d'un groupe dans une société.
Pièces nécessairesEnregistrement de la marque au nom du concédant, contrat écrit (CPI, art. L. 714-1), inscription de la licence au registre (CPI, art. L. 714-7), approbation par les associés quand le concédant dirige la société.Acte de cession écrit, à peine de nullité (CPI, art. L. 714-1), inscription au registre national des marques (CPI, art. L. 714-7), justification du prix.Traité d'apport, rapport du commissaire aux apports quand la loi l'exige, modification des statuts, inscription du transfert au registre (CPI, art. L. 714-7).
Rôle d'une valorisationElle fonde le montant de la redevance, fixe et annuelle, que le contrat reprend.Elle donne à la négociation un prix argumenté, et le justifie s'il est discuté.Elle fonde la valeur d'apport, donc le nombre de titres reçus, que le commissaire aux apports apprécie.
Ces repères décrivent le régime de principe. Le traitement d'une opération dépend de la situation de chacun, et se valide avec votre expert-comptable ou votre avocat. Les démarches d'inscription au registre sont décrites par l'INPI : la marque après son dépôt.

Que garde le titulaire qui concède une licence de sa marque ?

Il garde la propriété. La licence ne lui retire que l'usage qu'il concède, pour des produits, un territoire et une durée que le contrat définit. Le licencié verse en contrepartie une redevance. Quand le dirigeant concède sa marque à la société qu'il dirige, la redevance est fixe et annuelle, et son montant se fonde sur une valorisation indépendante de la marque.

Le Code de la propriété intellectuelle permet de concéder une licence, exclusive ou non, sur tout ou partie des droits attachés à la marque (article L. 714-1) ; la licence n'est opposable aux tiers qu'une fois inscrite au registre national des marques (article L. 714-7). Définition : licence de marque.

La licence d'un dirigeant à sa société, son contrat et le traitement fiscal de la redevance sont présentés par RemUp, la maison mère de ValorUp : louer sa marque à sa société. Le rôle de la valorisation dans ce contrat : valoriser sa marque avant de la concéder en licence.

Comment fixer le prix de cession d'une marque ?

Le prix se négocie, mais il s'appuie sur une évaluation de ce que la marque rapporte et de ce qui la protège : les revenus qu'elle permet d'attendre, sa force sur son marché, l'étendue et la solidité de son dépôt. Une valorisation selon la norme ISO 10668 expose ces éléments dans un rapport daté. Le cédant y gagne un chiffre argumenté, l'acquéreur une base qu'il peut vérifier.

Pour l'acquéreur, le prix n'est pas une charge : il paie un élément d'actif, que l'administration distingue des redevances d'une licence (BOFiP, BOI-BIC-CHG-40-20-10, § 10). Une redevance de licence qui serait en fait le prix d'une cession perd sa déductibilité : le contrat doit dire ce qu'il transfère.

Définition : cession de marque. La négociation, pas à pas : vendre sa marque. Quand la marque part avec l'entreprise : la marque dans la transmission d'entreprise.

Comment évaluer une marque avant de l'apporter au capital d'une société ?

En faisant établir sa valeur à la date de l'apport, par un évaluateur indépendant, selon une méthode écrite dont la norme ISO 10668 fixe le cadre. Cette valeur détermine le nombre de titres que reçoit l'apporteur. Un commissaire aux apports l'apprécie ensuite quand la loi l'exige : un rapport de valorisation qui expose ses données et ses hypothèses facilite ce contrôle.

Selon la forme de la société, la loi impose un commissaire aux apports, ou permet sous conditions de s'en passer : les associés répondent alors de la valeur retenue (Code de commerce, article L. 223-9 pour la SARL, article L. 225-147 auquel renvoie l'article L. 227-1 pour la SAS). Définition : apport de marque.

Une marque apportée sort du patrimoine de son titulaire : le dirigeant qui l'apporte à sa société, ou à une holding, ne peut plus la lui concéder en licence. L'apport se décide donc après avoir comparé les trois voies. Le cas de la holding : apporter sa marque à une holding.

Licence, cession ou apport : quelle voie choisir ?

Tout dépend de ce que le titulaire veut garder. Il veut rester propriétaire et faire exploiter la marque : la licence. Il veut s'en séparer contre un prix : la cession. Il veut la faire entrer dans le capital d'une société et recevoir des titres : l'apport. Le choix se fait avec un avocat ou un expert-comptable, une fois la valeur de la marque connue.

  • La marque est déposée au nom de la société : le dirigeant ne peut ni la concéder ni l'apporter, elle appartient déjà à la société. Elle se valorise telle qu'elle est : valorisation sans redevance.
  • La marque n'a jamais été déposée : elle se dépose d'abord, au nom de celui qui en sera titulaire (déposer sa marque, INPI).
  • L'entreprise est cédée ou transmise : la marque suit souvent la société, et la valorisation isole sa part dans le prix. Voir pourquoi valoriser sa marque.

Quel rôle joue la valorisation dans chacune des trois opérations ?

Elle fixe le montant que l'opération reprend : la redevance annuelle d'une licence, le prix d'une cession, la valeur d'un apport. Dans les trois cas, ce montant peut être discuté, par l'administration fiscale, un acquéreur, un associé ou un commissaire aux apports. Un rapport établi selon la méthodologie ISO 10668 expose la méthode, les données et les hypothèses qui y conduisent.

Ce que la norme exige, et ce qu'elle ne fait pas : la norme ISO 10668 expliquée. La méthode de ValorUp est une méthode propriétaire, établie selon cette méthodologie : ses paramètres ne sont pas publiés, et chaque rapport expose le raisonnement suivi pour la marque évaluée.

Pour aller plus loin

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