Comment justifier le montant d'une redevance de marque face au fisc ?
En prouvant deux choses : la redevance rémunère un droit réel sur une marque véritable, et son montant est normal. L'administration ne juge pas un taux en soi ; elle peut discuter un montant qui lui paraît excessif. Se justifient donc la marque enregistrée au nom du concédant, le contrat de licence écrit et inscrit, et une valorisation indépendante qui relie le montant à ce que la marque apporte.
| Ce qui est vérifié | Le texte | La pièce qui y répond |
|---|---|---|
| Un droit de propriété industrielle véritable | La redevance se déduit si elle rémunère réellement l'usage d'une marque (BOFiP, BOI-BIC-CHG-40-20-10, § 10). | L'enregistrement de la marque au nom du concédant, et un contrat de licence écrit (CPI, art. L. 714-1). |
| Une licence, et non le prix déguisé d’une cession | Des versements qui paient en fait l'achat de la marque ne sont pas des charges (BOFiP, BOI-BIC-CHG-40-20-10, § 10). | Un contrat qui dit ce qu'il concède, et ce que le titulaire garde : la propriété. |
| Un montant normal | L'administration peut discuter la quotité des sommes versées si elles paraissent excessives (BOFiP, BOI-BIC-CHG-40-20-10, § 10). | Un rapport de valorisation daté, établi selon la norme ISO 10668, qui expose données et hypothèses. |
| Une charge engagée dans l'intérêt de la société | Une charge sans contrepartie pour l'entreprise sort de la gestion normale (BOI-BIC-CHG-10-10-10). | Ce que la marque apporte à l'exploitation : notoriété, protection, part de l'activité qui lui revient. |
| Un acte opposable aux tiers | La licence n'est opposable aux tiers qu'une fois inscrite au registre national des marques (CPI, art. L. 714-7). | L'inscription de la licence auprès de l'INPI (la marque après son dépôt). |
La liste des pièces à réunir, dans l'ordre où elles se produisent : quelles pièces justifient la redevance en cas de contrôle. Définitions : redevance de marque, prix de pleine concurrence.